Avez-vous rencontré,

Dans un bois, dans un pré,

Au bord d’une fontaine,

Une vierge sereine

Qui ne regarde pas

Ceux qui suivent ses pas ?

C’est Casta ! de qui la paupière

Voile toujours l’œil bleu ;

C’est Casta, qui jusqu’à Dieu

Fait monter sa prière.

O vous tous, allez voir,

Le matin et le soir,

Cet ange dans l’église ;

Voyez la foule éprise

Entourer de ses flots

Ce lis à peine éclos

C’est Casta ! de qui la paupière

Voile toujours l’œil bleu ;

C’est Casta, qui jusqu’à Dieu

Fait monter sa prière.

Ses longs cheveux tressés,

Ses yeux quoique baissés,

Sa candeur et sa grâce

Attirent sur sa trace

Plus d’un adolescent,

Qui s’arrête en pensant :

C’est Casta ! de qui la paupière

Voile toujours l’œil bleu ;

C’est Casta, qui jusqu’à Dieu

Fait monter sa prière.